Jean Paul II: Témoin de l'éspérance : George Weigel
" Le cardinal Wojtyla n'était pas seulement intéressé par la formation intellectuelle de ses futurs prêtres, si importante fût-telle, mais aussi par celle de vrais pasteurs. Selon lui, le secret de la réussite pastorale était la santeté d'un prêtre et son attachement au soin des âmes. Durant ses années à l'archevêché, il rencontra régulièrement ses séminaristes en apprenant à connaître personnellement chacun d'entre eux. Il continua de les voir après leur ordination durant les premières années de leur ministère, parfois sur les pistes de ski. Quel que fût l'environnement, il ne cessait de prôner une vie d'intense prière personnelle, un bien en soi et le fondement indispensable du travail pastoral.
Karol Wojtyla disciplinait ses jeunes prêtres d'une manière particulière. Un jour, il fut contraint de convoquer un vicaire qui avait commis ce que celui-ci qualifia lui-même plus tard de "faute grave". Lors d'une longue séance dans son bureau, le cardinal lui parla sans détour du sérieux de l'offensee et le réprimanda sévèrement. Puis il l'emmena à la chapelle pour prier. Wojtyla resta si longtemps agenouillé que le jeune homme devint nerveux. Son train n'allait pas tarder à partir et il devait regagner sa paroisse. Pour finir, son aîné se redressa, regarda le vicaire qu'il venait de sermonner vertement et lui dit: " Voudriez-vous me confesser à présent, s'il vous plaît?" Déconcerté, le vicaire s'exécouta et écouta la confession du cardinal " (p. 246).
Nota 30 .Entretien de l'auteur avec le cardinal Edward Cassidy, 7 décembre 1996 (Cassidy était nonce aux Pays-Bas au momento de la visite du pape). Le remarque du Premier ministre se retrouve in Walsh, Jhon Paul II).
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